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Ce qu'il faut retenir 

Les mycorhizes résultent d'associations plus ou moins spécifiques entre des champignons présents dans le sol et les racines de la plupart des espèces végétales terrestres. L'un des deux grands types de mycorhizes est l'ectomycorhize, où le mycélium du champignon entoure les racines (manteau) et pénètre entre les cellules corticales racinaires (réseau de Hartig). 

Illustration de l'organisation d'une ectomycorhize

Les ectomycorhizes

 

Les ectomycorhizes (du grec « ektos », à l’extérieur), apparues il y a environ 150 millions d’années en même temps que les Gymnospermes, sont présentes dans 5% des plantes vasculaires. Elles s’établissent généralement entre Basidiomycètes ou Ascomycètes et les racines d’arbres forestiers des régions tempérées. Ces mycorhizes ne pénètrent pas à l'intérieur des cellules de la plante, mais entourent simplement les racines, formant un manteau de mycélium et un réseau entre les parois des cellules de la racine. L’ectomycorhize la plus connue est évidemment la truffe. La truffe provient de l’association d’Ascomycètes du genre Tuber et différentes espèces de feuillus (chênes, charmes, noisetiers…).

 

Il existe des milliers d’espèces de champignons ectomycorhiziens répartis dans une centaine de genres. En effet, de nombreuses espèces (environ 6000) peuvent cohabiter dans un même sol : on parle de cortèges ectomycorhiziens. Le champignon s’associe d’abord aux racines fines à croissance déterminée, dépourvues de poils absorbants. Puis, il enveloppe la racine d’un manteau d’hyphes, le manchon mycorhizien. D'autres hyphes croissent entre les cellules dans la partie externe du parenchyme cortical, formant ainsi l'interface symbiotique ou « réseau de Hartig ». La symbiose modifie la physionomie de la racine mycorhizée : elle se renfle, cesse de croître et peut se ramifier de façon abondante, ce qui permet de l’observer à l’œil nu.

 

 

 

 

 

 

 

 

           

Les endomycorhizes

 

 

Contrairement aux ectomycorhizes, les endomycorhizes (« endo », à l’intérieur) sont caractérisées par l’absence de manchon mycélien externe et par la pénétration des hyphes fongiques dans les cellules corticales. A partir du troisième feuillet de cellules corticales, le champignon différencie des structures symbiotiques et commence à interagir avec le végétal.

L’endomycorhize à arbuscules est la forme la plus répandue. Les partenaires fongiques de cette symbiose sont nommés les Champignons Mycorhiziens à Arbuscules : « CMA ». Les CMA constituent une part importante de la biomasse microbienne dans beaucoup d’écosystèmes terrestres. De plus, l’endomycorhize à arbuscules est une symbiose extrêmement ancienne. En effet, elle serait à l’origine de l’apparition des plantes terrestres, il y a 460 millions d’années, durant l’Ordovicien. Elle s’effectue entre un champignon mycorhizien à arbuscules (CMA) et plus de 80 % des plantes terrestres. Seules quelques familles de plantes ne forment pas ce type de symbiose, telles que les Juncaceae.

 

 

 
 


Schéma type de vie d’un champignon mycorhizien
 
Les différences structurales des endomycorhizes et des ectomycorhizes sont très visibles sur le schéma suivant :

Comparaison des structures ectomycorhiziennes et endomycorhiziennes

Vous pouvez accéder directement à la sous-partie "Autres types de mycorhizes" en cliquant ici.

Ce qu'il faut retenir 

Les mycorhizes résultent d'associations plus ou moins spécifiques entre des champignons présents dans le sol et les racines de la plupart des espèces végétales terrestres. L'un des deux grands types de mycorhizes est l'endomycorhize à arbuscules où le mycélium pénètre à l'intérieur des cellules racinaires en créant des interfaces (les arbuscules) entre la membrane plasmique de la cellule fongique et celle de la cellule racinaire. 

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